RISQ / FRA : Risq naturels et aménagement en France métro...

CAPES 2005-2006 : Plans détaillés.

RISQ / FRA : Risq naturels et aménagement en France métro...

Messagede hanan » Vendredi 12 Août 2005 23:15

Un sujet sur les risques (c’est ce que je travaille en ce moment).

Risques naturels et aménagement en France métropolitaine.

Le territoire français, DOM TOM exclus, soumis à des aléas de fréquence et d’intensité modérés. Mais ils sont variés : dangers sismiques, mouvements de terrain, tempêtes, fortes précipitations responsables d’inondations, les épisodes de sécheresse, les chutes de grêle.
Tout ceci = préoccupations pour les pouvoirs publics.
Certaines catastrophes très fortement médiatisées : tempête de 1999, inondations Somme 2001….
Prise de conscience en France de la nécessité d’adopter une politique spécifique de gestion des risques. Mais il faut aménager le territoire tout en gérant les contraintes. Plusieurs logiques s’affrontent : logique économique de rentabilité des infrastructures mises en place, les logiques sociales d’équité et les logiques environnementales (protection, préservation des milieux, gestion des risques).
Il a fallu intégrer la politique de gestion des risques à celle de l’aménagement du territoire. Mais conflits possibles entre ces deux politiques (contexte de mondialisation).
Il faut donc analyser les spécificités du système français d’aménagement en matière de risques naturels, quels sont les enjeux et les acteurs de la gestion, ainsi que les conflits.


I) La protection nécessaire d’un territoire soumis à plusieurs types d’aléas naturels.

a) aléas modérés mais nombreux : autant de contraintes à prendre en compte pour aménager le territoire.
Typologie de tous les types d’aléas rencontrés sur le territoire métropolitain.
Cela va des mouvements de terrains, aux tempêtes, avalanches…
Possible d’y intégrer aussi une typologie des espaces soumis aux risques naturels en France.

b) Une prise en compte ancienne des risques dans l’aménagement du territoire.
Donner des exemples de mise en valeur traditionnelle des milieux pour la protection des biens et des personnes.
Dans les vallées, ancienneté des aménagements (digues) pour limiter les crues, entretien des cours d’eau par les pop riveraines.
En montagne aléas perçus depuis longtemps. Emplacement des villages loin des couloirs d’avalanches, des secteurs soumis aux éboulements.

c) Aménager et gérer le risque : logiques parfois contradictoires.
Les logiques d’aménagement sont multiples : urbanisation, efficacité et rentabilité économique. Divers aménagements rendus possibles par les progrès techniques, mais les impacts sur les milieux pas négligeables.
Rappeler que les milieux = pas seulement une ressource, ils représentent aussi des contraintes.


Donc face à une demande de sécurité de plus en plus grande, il ne suffit plus de se protéger contre les aléas naturels qui surviennent ponctuellement. Les pouvoirs publics doivent prévoir et prévenir les événements à risque.


II) Un mode de gestion spécifique à la France.

a) enjeux et objectifs.
Présenter le contexte. A partir des années 1970, médiatisation des catastrophes. Les préoccupations environnementales occupent le devant de la scène. S’ajoute la pression des assurances. La gestion relève d’une culture essentiellement technique, celle des ingénieurs.

b) Les outils et leurs implications.
Présenter les PER et les PPR.
L’information préventive et les systèmes d’alerte en cas de crise.

c) Les acteurs.
Les acteurs institutionnels : prépondérance du rôle de l’Etat et ses représentants (préfets). Importance croissante des collectivités locales et de l’Union Européenne.
Qui élabore les politiques aux diverses échelles (nationale, régionale, locale).
Les autres acteurs : les populations, les compagnies d’assurance, les promoteurs immobiliers…
Nombreux conflits d’intérêts existent entre ces différents groupes. Aussi de nombreuses incompréhensions : par ex, entre les pop locales qui ne comprennent pas tjs la vision technocratique des politiques nationales.

Donc la question de la gestion des risques naturels = question complexe qui fait intervenir à différentes échelles une multitude d’acteurs aux intérêts svt contradictoires. L’intégration de la gestion des risques dans l’aménagement du territoire passe par des négociations, des compromis. Aux intérêts de l’Etat s’ajoutent ceux des pop locales qui veulent prendre de plus en plus part à la gestion. Aussi intérêts de l’UE, qui met en place une politique intégrée de gestions des risques pour l’ensemble des pays de l’UE.


III) Les enjeux actuels de la gestion du risque en France.

a) Les limites des outils et des mesures actuelles.
Dresser le bilan de la politique des PPR : caractère rigide des limites fixées au développement local, populations locales pas assez mobilisées, difficulté d’applications des PPR…
La remise en cause de la culture technique des ingénieurs. Remise en question des infrastructures lourdes, de type barrage, du fait de leurs impacts sur l’équilibre naturel des rivières. Les effets bénéfiques des crues qui rechargent les nappes phréatiques sont désormais reconnus (contexte de sécheresse).
L’heure n’est plus à l’éradication des effets négatifs des aléas hydrologiques. L’alée devient même un atout patrimonial.

b) Des politiques nationales de gestion qui doivent être conformes aux directives européennes.
La législation européenne en matière d’environnement.
Natura 2000, directives Oiseaux et Habitats, directive cadre sur l’eau pour les inondations…
Les impératifs du développement durable en matière de gestion des risques.
4 principes.
La gestion des risques doit être pensée en fonction des impératifs écologiques.
Les rapports entre risques et économie : analyse des impacts sur les activités économiques, question des ressources financières à accorder pour réduire la vulnérabilité des biens et pop.
L’équité intergénérationnelle (transfert des coûts de la gestion sur les générations futures).
L’équité intragénérationnelle (participation des pop à la gestion, assistance aux victimes).


c) La question de l’échelle pertinente de gestion.
Remise en cause d’une gestion étatique seulement : la complexité des découpages administratifs et la difficulté de trouver un territoire pertinent de gestion du risque (le bassin versant pourrait être une unité de gestion pertinente pour les inondations, mais tout dépend de sa taille. Il peut concerner plusieurs régions voire même plusieurs pays).

Conclusion :
La France a mis en place, depuis la fin des années 1970, un vaste programme de gestion des risques naturels. Essaie d’harmoniser les logiques propres aux risques avec les logiques de l’aménagement traditionnel.
Mais il faut avoir une vision prospective de l’aménagement et des questions qui restent à résoudre afin d’améliorer la gestion des risques dans l’avenir.
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