AGREGATION EXTERNE : Rapport de jury (session 2013)

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AGREGATION EXTERNE : Rapport de jury (session 2013)

Messagede IDfix » Vendredi 6 Décembre 2013 12:42

Rapport du concours de l’Agrégation externe d’histoire. Session de 20131

La session 2013 a enregistré une nouvelle et forte augmentation du nombre des inscrits et des présents aux quatre épreuves d’admission par rapport aux deux années précédentes.
En 2012, il y avait eu 1692 inscrits et 520 candidats ; en 2013, il y eut 1937 inscrits et 748 candidats aux quatre épreuves. 198 furent déclarés admissibles. 7 candidats ont abandonné le concours, malgré les encouragements des membres du jury et des étudiants appariteurs qui ont déploré cette attitude.

Du bilan statistique du concours établi par le secrétaire général Daniel Henri, quatre points sont à souligner :

-un seuil d’admissibilité à 8/20 identique à celui de 2012 et un nombre de copies ayant obtenu cette note minimale fluctuant entre 167 (première dissertation d’histoire), 206 (seconde dissertation d’histoire et composition de géographie), 236 (explication de texte) ;
-une moyenne des admissibles se situant autour de 10/20 pour les quatre épreuves et très largement supérieure à la moyenne des candidats présents ;
-une moyenne d’admission comprise entre 10.5 et 11.5/20 alors que la moyenne des présents est inférieure d’environ deux points ;
-une érosion de la place des femmes dans le concours. La tendance avait été relevée en 2012. Les femmes représentaient 47.2% des inscrits ; 40% des admissibles, 41.5% des admis et quatre d’entre elles figuraient dans les dix premiers. En 2013, elles représentent 46% des inscrits ; 40% des admissibles et 33% des admis ; il y a une femme parmi les dix premiers.

Du déroulement du concours, le jury retient une fois encore le lot important de déceptions chez des candidats admissibles et quelque peu démunis lors des épreuves d’admission. Il convient de rappeler qu’un entraînement aux exercices oraux doit être effectué tout au long de l’année et être conçu comme un volet de la préparation des épreuves d’admissibilité. Il est donc vivement recommandé de ne point attendre la publication des résultats d’écrit pour débuter la préparation des exercices oraux. Certes, l’entreprise est difficile et elle semble le devenir de plus en plus pour les candidats et les enseignants chercheurs les préparant à ce concours. Ils sont souvent obligés de composer avec des volumes horaires limités et tendanciellement orientés à la baisse. Ainsi, le remarquable effectif de lauréats des académies de Paris-Versailles-Créteil et Lyon doit probablement autant aux mérites des étudiants qu’aux moyens que leurs universités affectent à leur préparation. Il y a là une synergie bénéfique pour les candidats, le corps des agrégés et le concours qui demeure de très haut niveau scientifique sans faire litière des obligatoires compétences pédagogiques nécessaires à la transmission maîtrisée de savoirs, de notions et de concepts problématisés.

L’exercice est délicat sans être inaccessible comme l’attestent les leçons et les exposés de belle facture présentés par de nombreux candidats. D’ailleurs, toutes les commissions du jury ont pu attribuer à plusieurs reprises, des notes égales ou supérieures à 16 sur 20. Comme chaque année, le jury a organisé une réception des candidats ajournés à l’issue des épreuves écrites. Ils sont venus en grand nombre et ont pu bénéficier de commentaires et d’éclairages détaillés et précieux sur leurs copies. De même, à l’issue de la proclamation des résultats d’admission en Sorbonne, les candidats ont été reçus par le jury qui a prodigué conseils, encouragements ou félicitations.

La session des épreuves orales est la séquence la plus visible d’un concours qui, tout au long de l’année, mobilise de nombreux acteurs et repose sur une disponibilité et une générosité de chaque participant qu’il me plaît de saluer. Sans l’engagement de chacun, qu’il soit fonctionnaire, vacataire, enseignant chercheur, conservateur de bibliothèque, directeur de bibliothèque, agent administratif, appariteur, magasinier, le concours ne pourrait pas se dérouler dans des conditions satisfaisantes.

Le jury peut compter sur la sous-direction du recrutement des personnels enseignants, le service inter-académique des examens et concours de l’Ile-de-France, le rectorat de Paris et la chancellerie des Universités, l’Institut de Géographie, les bibliothèques de la Sorbonne, Sainte-Barbe, Sainte-Geneviève, Lavisse, Serpente, la bibliothèque de l’ENS-Ulm. Le lycée Louis-le-Grand qui héberge les réunions du jury et la session d’admission de la mi-juin au début du mois de juillet offre de bonnes conditions de travail. Ainsi, le jury peut travailler dans le climat de sérénité nécessaire à l’accomplissement de sa tâche qu’il a remplie dans le strict respect des règles qui fonde la valeur de toute discipline scientifique.

Rapport complet (document PDF) : http://cache.media.education.gouv.fr/fi ... 284067.pdf
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