Enseignants stagiaires : la galère

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Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Dolcino » Samedi 9 Octobre 2010 06:19

Voici quelques témoignages d'enseignants stagiaires (new model) publié dans Le Monde ..... bref la galère :twisted:

http://abonnes.lemonde.fr/societe/artic ... _3224.html

Enseignants stagiaires : "dire que je viens d'en prendre pour 40 ans !"

En septembre, les enseignants stagiaires qui ont réussi leur concours en juin ont effectué leur première rentrée. Un mois après, ils font part de leur malaise face au manque d'encadrement et de formation.

"Je mets en moyenne quatre heures pour monter un cours d'une heure", par Lilas F.

J'aimerais bien vous faire partager mon expérience, malgré tout enrichissante, durant ce premier mois de travail, mais je n'en ai pas le temps. Je dois monter dix-sept heures de cours par semaine et lorsque l'on n'a pas été formé pour faire cela, c'est une affaire laborieuse.

Je mets en moyenne quatre heures pour monter un cours d'une heure. Calculez : sachant que j'ai deux niveaux de classe, cela fait environ 30 heures de préparation de cours auxquelles s'ajoutent les 17 heures de cours hebdomadaires, soit un total approximatif de 50 heures consacrées à mon travail par semaine (sans compter tout ce qui est du ressort de la recherche de matériel, de la communication avec les membres de l'équipe éducative, et puis la correction des copies qui peut être longue surtout quand on ne sait pas créer un barème).

En plus de cela, étant domiciliée à Melun, je dois suivre des cours de formation un jour par semaine à l'IUFM de Saint-Denis, qui me coûtent – car ils ne sont pas toujours très utiles – douze heures supplémentaires de mon temps. Comble de l'absurde : la semaine dernière, ces cours de formation se déroulaient sur trois jours, dont deux pendant lesquels je suis normalement en classe.

Heureusement, c'est un beau métier et quand ça se passe bien en classe, la sensation du travail bien accompli que l'on éprouve n'a pas de prix.

"La prise de fonction est beaucoup plus difficile que ce qu'on nous avait fait croire", par Anonyme

Actuellement en ZEP dans la région nord-parisienne, j'ai appris mon affectation directe en école élémentaire, ainsi que le niveau de ma classe, seulement trois jours avant la rentrée. Deux réunions peu préparées à l'inspection de circonscription nous ont donné "les armes" a priori suffisantes pour nous lancer. Autant vous dire que nous avons été jetés dans une véritable fosse aux lions : des niveaux scolaires extrêmement différents dans ma classe, conjugués à une équipe pédagogique remodelée à maintes reprises et donc très individualiste. Ajoutons à cela un nouveau directeur devant prendre en charge 17 classes. Tout cela fait que la prise de fonction est beaucoup plus difficile que ce qu'on nous avait fait croire.

Ma formatrice est venue me voir au bout de trois semaines et demie, pour me donner une longue série d'objectifs théoriques dans le but de faire de moi le parfait professeur des écoles. Il n'en fallait pas plus pour m'enfoncer et me faire sentir incapable.

Au-delà de la détresse de certains de mes collègues qui sont dans la même situation que moi, je ne comprends toujours pas comment des élèves en difficulté, dans une école avec si peu de moyens, peuvent se sortir de cet échec programmé. Est-ce cela la République ? Est-ce ainsi que les institutions favorisent l'égalité des chances ?

"Une rentrée mi-figue mi-raisin", par Violaine J.

Mi-figue parce que ça y est, je l'ai fait ! Je suis entrée dans "ma" classe, je me suis installée derrière "mon" bureau, j'ai donné un cours à des élèves et j'ai adoré ça ! Enfin, après toutes ces années à galérer pour obtenir le concours, j'ai accompli mon rêve. Par chance, j'ai deux classes très agréables et je me suis sentie à l'aise face aux élèves.

Mais aussi mi-raisin. Après un mois de cours, je n'ai toujours pas de tuteur. Pas évident pour une jeune prof de savoir où sont ses défauts et ses qualités. On m'a annoncé qu'un inspecteur pédagogique régional deviendrait à l'occasion mon tuteur en venant assister à certains de mes cours. C'est bien, je vais avoir un regard objectif sur mon travail. Mais quid de la relation privilégiée que l'on peut avoir avec un tuteur qui nous suit et nous voit progresser ?

Je n'ai aucun contact avec l'inspecteur en dehors de cette visite dans ma classe, alors comment et à qui poser mes questions ? Elles sont nombreuses et jusqu'à présent j'ai dû y répondre seule. Comment faire si je panique ? Si je perds pied ? Pis, comment vais-je faire lorsqu'à la rentrée de la Toussaint, j'aurai deux classes supplémentaires ?

En réalité, je ne m'en sens pas capable. Ereintée par le travail que je fournis déjà, dans quel état serai-je lorsque mon temps de travail aura doublé ? Réponse à Noël, si je ne me suis pas écroulée avant.

"Je passe mon temps à m'organiser pour gérer 160 gamins", par Anonyme

Commencer ma carrière de professeur par un appel à la considération et une protestation n'est pas pour me plaire, mais reste qu'après ce premier mois, il faut bien pointer du doigt de sérieux problèmes. En charge de près de 160 enfants que je vois trois fois par semaine, il me faut comprendre très vite tout un ensemble très disparate de repères qui mènent tous au même but : comment faire pour créer dans la classe une ambiance de travail dynamique ?

Et ça, c'est terriblement compliqué. Ça passe par la maîtrise des "armes" de dissuasion, mais surtout par l'adaptation à son public. Et cette question d'adaptation est celle qui devrait prendre l'essentiel de mon temps : le temps de réfléchir aux notions que je dois développer, les techniques à mettre en œuvre pour que mes élèves apprennent sans trop de fastidieux les repères méthodologiques pour se construire. Et ça, je ne peux pas.

Je passe mon temps à tenter de comprendre comment m'organiser pour gérer 160 gamins qui font tout pour passer à travers les mailles du filet, corriger ces 160 copies toutes les trois semaines, gérer des comportements qui dépassent mes capacités – des diagnostiqués handicapés mentaux, des illettrés, des violents. Au bout d'un mois, le bilan est très sombre. L'année dernière, les stagiaires avaient six heures de cours et le reste pour réfléchir et s'adapter, aujourd'hui j'ai juste le temps de m'épuiser devant eux. Mais plus de réfléchir.

"C'est face à mes élèves que je ressens le manque de formation", par Guillaume L.

Au bout d'un mois de cours, ma situation est relativement bonne. Mes relations avec les élèves sont globalement intéressantes, au vu du dynamisme de la plupart de mes classes. Ma tutrice est présente mais son attitude se résume à des conseils pratiques nécessaires, mais pourtant loin d'être suffisants. Ces premières semaines confirment ma passion pour ce métier. Mais ce qui me frappe le plus, c'est l'écart énorme entre les exigences requises pour l'obtention du Capes et la réalité du terrain.

Une de mes premières impressions a été les écarts de niveau entre les élèves, qui peuvent être énormes. Or, en six années de formation à l'université (cinq années jusqu'au master, puis une année de préparation au Capes), pas une seule heure n'a été consacrée à ce sujet dans ma formation. De plus, des compétences en matière de relations humaines sont indispensables à la transmission de la connaissance (dosage entre l'autorité et la pédagogie, gestion de la sanction). Pourtant, pas une seule heure de formation à ce sujet.

Enfin, et c'est peut-être le plus grave, rien ne m'a été dit sur la manière d'évaluer les élèves, alors même que c'est un sujet en débat. Ainsi, au-delà de ma fatigue – réelle –, je suis dans l'obligation de constater que les premières victimes de cette réforme sont bien les élèves, et notamment ceux ayant le plus de difficultés scolaires. C'est peut être face à eux que je ressens le plus mon manque de formation.

"Dire que je viens d'en prendre pour quarante ans !", par Cédric

Me voilà nommé dans une école rurale, avec un double niveau. Jusque-là tout va bien : je suis loin des clichés sur les jeunes profs envoyés en ZEP et dans les cités. Je découvre des élèves charmants, bons mais plutôt prétentieux. Et très vite je découvre la présence envahissante des parents, qui se montrent fort désagréables et considèrent que puisque je suis jeune, je suis mauvais.

J'ai une tutrice sympathique qui m'aide à faire face à cet aspect du métier, que je ne connaissais pas : des enfants-rois qui ont tout et à qui tout est dû, et des parents qui leur donnent raison quoi qu'il arrive. De plus, ma tutrice n'a pas encore reçu de formation. Pour l'instant, elle me dit surtout ce qu'elle veut que je fasse et me laisse très peu de liberté. Finalement, je me demande déjà si la ZEP, avec ses enfants en difficulté ou livrés à eux-mêmes, n'est pas plus riche pour l'enseignement. Et dire que je viens d'en prendre pour quarante ans !

"Je n'ai pas assez de temps pour préparer correctement mes cours", par Marina

J'ai 31 ans et j'ai travaillé sept ans dans l'insertion professionnelle avant de me réorienter dans l'enseignement. J'aime mon nouveau métier même si les conditions d'entrée sont particulièrement difficiles. Je suis affectée dans un lycée à 100 km de chez moi. Je dois assurer 18 heures de cours par semaine et suivre également des formations. Je n'ai pas assez de temps pour préparer correctement tous mes cours, TD, TP, évaluations...

Mon tuteur me laisse me débrouiller, il n'est pas du tout disponible et ne souhaitait pas suivre de stagiaire cette année. Le bilan que je tire de ce premier mois de cours ? Eh bien, j'ai déjà perdu 5 kg car je n'ai même plus le temps de manger correctement. Je vais essayer de tenir le rythme infernal imposé à tous les professeurs stagiaires 2010-2011 dans le cadre de la réforme de la formation des nouveaux enseignants.

"Jamais on ne m'avait déshumanisée à ce point", par A. B.
Après un mois de cours, je m'aperçois que finalement le pire, quand on est professeur, ce ne sont pas les élèves (difficiles, certes, mais ça on le savait déjà). Le pire, c'est l'administration : chefs d'établissement et services du rectorat confondus. Je ne me suis jamais sentie aussi peu respectée qu'en ce moment. Jamais on ne m'avait déshumanisée à ce point.

Tout d'abord, j'ai connu mon établissement d'affectation le 27 août, pour une pré-rentrée le 1er septembre. Pendant un mois, j'ai fonctionné en "sous-service", c'est-à-dire que je ne faisais pas le temps plein exigé par la loi, car l'établissement dans lequel on m'a affectée n'avait pas assez d'heures à me donner. Et puis le proviseur adjoint me convoque dans son bureau : il a trois heures de plus à me faire faire. La collègue à qui je les prends sera avertie quelques jours plus tard par un vulgaire arrêté du rectorat déposé dans son casier. Personne n'a pris la peine de lui annoncer de vive voix.

La loi dit que je dois 16 heures, alors il faut que je fasse 16 heures. La loi dit aussi que je ne dois avoir, dans la mesure du possible, que 2 niveaux différents, alors que j'en ai quatre. Cette logique-là, seule l'administration peut la comprendre. Une administration qui pense avant tout "budget et économies", qui s'appuie sur la loi lorsque celle-ci joue en sa faveur et qui ne prend jamais en compte l'humain, c'est-à-dire les professeurs, mais aussi les élèves.

"Je me sens débordée", par Anonyme

Je suis professeur stagiaire de français en collège. Je ne suis pas dans la pire situation : l'administration de mon collège est soudée et compétente, mes collègues m'aident, j'ai un tuteur. Pourtant, mon bilan est mitigé.

Je me sens débordée. J'ai beaucoup de mal à construire certains cours, je passe des heures à les préparer. La discipline m'a donné beaucoup de fil à retordre en début d'année (et elle m'en donne toujours), surtout avec une de mes classes, et j'ai donc pris énormément de retard. Mon tuteur m'aide, il me donne des conseils, mais il n'est pas dans mon collège : il nous faut donc communiquer par mail (mais il n'aime pas les mails) ou par téléphone (mais cela n'est pas toujours pratique), car nos emplois du temps sont peu compatibles.

Je tâtonne beaucoup. J'ai essayé des choses que j'ai ensuite abandonnées car elles ne fonctionnaient pas, mais les élèves ont besoin de rigueur et de clarté. La discipline reste toujours un problème et je ne parviens pas toujours à faire cours dans le calme. Je perds beaucoup de temps à écrire des mots dans les carnets, donner des colles, et ce n'est pas toujours efficace.

Je n'ai pas passé, depuis le 25 août, une seule journée sans travailler, week-end compris. Je dors mal, j'ai déjà été arrêtée une journée pour maladie, la fatigue se fait sérieusement sentir. J'ai peur de ne pas arriver à tenir le rythme toute l'année.

Le Monde : 08 octobre 2010
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Karine B. » Samedi 9 Octobre 2010 07:41

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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede cliohist » Dimanche 10 Octobre 2010 08:06

Autres sources :

- "Il faut démissionner", La lettre de l'inspecteur d'académie à Laurence, lue dans Intertreize, le mercredi 6 octobre

- La Dépêche 4/10/2010

- L'Humanité 4/10/2010

http://clioweb.canalblog.com/tag/demissionnez
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Dolcino » Dimanche 10 Octobre 2010 08:34

Karine B. a écrit:http://www.creteil.snes.edu/spip.php?article2687


Merci Karine :004:

Ci-joint l'adresse au ministre de l'éducation nationale pour les stagiaires .....
Fichiers joints
adresse_au_ministre_snesPCV_oct2010.pdf
(110.91 KIB) Téléchargé 70 fois
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Augustin » Dimanche 10 Octobre 2010 12:02

Déjà avec deux niveaux de collège et 6 heures de cours lors de mon année de stage, je me souviens très bien ne pas avoir vu le jour avant la toussaint, voire noël. Alors là... Tu m'étonnes qu'on les entends pas les nouveaux, ils doivent avoir à peine le temps de respirer. Va y avoir des pots cassés, c'est sûr.
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede » Dimanche 10 Octobre 2010 16:47

cliohist a écrit:- "Il faut démissionner", La lettre de l'inspecteur d'académie à Laurence, lue dans Intertreize, le mercredi 6 octobre


Dans l'absolu, le message de l'IA est tout simplement un message de vérité sur une pratique professionnelle (peu choquant s'il émanait d'un DRH de certains secteurs concurrentiels du privé, plus choquant venant d'un IA de l'EN). Mais pris dans le contexte dont on parle, c'est effectivement un beau foutage de g*****, puisque le stagiaire est posé à la base comme responsable de son échec potentiel, alors même qu'on lui a enlevé les moyens d'avoir une expérience. Le tout au nom du droit des élèves à avoir un enseignement de qualité (ce qui est effectivement le premier de leurs droits), alors même que les mesures prises depuis des mois ont mis plus qu'à mal ledit enseignement de qualité (une jolie manière détournée que si ça se passe mal, tu n'as que le droit de la boucler, de t'en prendre à toi- même parce que t'es qu'un naze, et en plus, tu dégages sans vague si ça ne te plaît pas... alors même que les postes offerts au concours sont dramatiquement bas et assurent un recrutement théorique de bonne qualité). Un petit mot d'encouragement de la part de l'IA aurait peut- être été très apprécié, avant de se prendre un coup de massue sur le sommet du crâne comme cadeau de bienvenue dans le métier.
Capes 2002, bi- admissible agrégation externe d'Histoire 2003 et 2004, agrégation interne 2010.
En poste en collège à Nice.

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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Lucania » Samedi 30 Octobre 2010 09:14

http://www.dijonscope.com/008786-academie-de-dijon-tableau-noir-pour-les-professeurs-debutants


Et les commentateurs idiots qui pensent encore qu'être prof se borne à faire de la présence devant les élèves...
Rachel, 31 ans, C.A.P.E.S 2004. DNL italien.
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede cliohist » Lundi 1 Novembre 2010 17:58

Toujours sur la galère chatelienne,
3 articles de Louise Fessard pour Médiapart

dans le 9.3, "une première vague de 160 nouveaux instituteurs ont pris une classe jusqu’à la Toussaint, avant de la redonner à une seconde vague de débutants, qui étaient jusqu’alors en observation dans la classe de leur tuteur. Ces derniers repartiront en janvier en formation, laissant la place à d’autres enseignants".

http://clioweb.canalblog.com/tag/louisefessard
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede pucebdx » Lundi 1 Novembre 2010 18:28

Lucania a écrit:http://www.dijonscope.com/008786-academie-de-dijon-tableau-noir-pour-les-professeurs-debutants


Et les commentateurs idiots qui pensent encore qu'être prof se borne à faire de la présence devant les élèves...


celui d'oktavius est d'une platitude navrante... :075:
je vous invite à relire le tissus d'inepties, de poncifs et de clichés de bistrots que nous connaissons tous mais qui sont d'autant plus cruels qu'ils enfoncent encore plus les stagiaires dans leur malaise et leurs doutes... J'ai 5 ans d'ancienneté, je me suis faite une carapace mais que dire pour un jeune qui découvre le métier (ridicules stages d'observation) et qui se prend dans la figure le rectorat (voir plus haut), les élèves et l'opinion publique indifférente voire hostile à notre situation. :roll:

:006:
Rien ne sert de courir...
Capes 2005, poste fixe dans un collège lorrain mais à quand mon Sud-Ouest natal ?
http://www.lewebpedagogique.com/hgecmermoz/
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Dolcino » Lundi 1 Novembre 2010 22:35

Lucania a écrit:http://www.dijonscope.com/008786-academie-de-dijon-tableau-noir-pour-les-professeurs-debutants


Et les commentateurs idiots qui pensent encore qu'être prof se borne à faire de la présence devant les élèves...



C'est ce que pensent certains au gouvernement : "les profs sont là pour faire de la garderie car tant que les jeunes seront à l'école ils ne feront pas de bêtises ailleurs" :twisted:

Question : a-ton passé notre concours pour être enseignant ou "gardien de jeune" ? Il y a des jours où je me pose la question. :?
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede cliohist » Mardi 2 Novembre 2010 21:10

Monsieur le ministre, voilà pourquoi je démissionne

Pas une néo-certifiée façon chatel, mais l'itinéraire et la décision d'une prof de physique-chimie, TZR, après 10 de carrière et malgré d'excellentes appréciations.
Elle joint le rectorat : « Histoire de parler à quelqu'un, j'ai toujours eu affaire à un écran d'ordinateur. » Et tombe sur la chef du service affectations « qui me propose trois mois à Cambrai en... mathématiques. Et me dit que ça va s'arranger d'ici quatre ou cinq ans pour les profs de physique. Que faire ? »

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actua ... i-je.shtml

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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede HG » Vendredi 5 Novembre 2010 20:23

Article sur les stagiaires "nouvelle formule" dans Libération : http://www.liberation.fr/societe/010123 ... r-un-cours
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede profweetos » Samedi 6 Novembre 2010 09:35

Le stagiaire d'anglais de mon lycée s'est levé un matin en ne voulant plus venir, incapable de faire face au travail, aux élèves, à la situation.
Depuis, il est arrêté. :(

C'est bien triste et inquiétant car il avait l'air bien dans sa peau, dans ses baskets et super investi dans l'établissement...
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede » Samedi 6 Novembre 2010 12:09

C'est peut- être une précision idiote que je fais, mais je sais que l'an dernier, nous étions tous choqués dans mon collège par la réforme des stagiaires. Nous nous sommes mis d'accord entre collègues, et notamment entre jeunes (le gang des trentenaires, mais pas seulement) pour accueillir les stagiaires et les bichonner au maximum. Du coup, l'intégration à l'équipe a été très rapide, ils se sont sentis soutenus et immédiatement pris en charge (même si la charge de travail demeure effectivement lourde, et qu'on ne peut pas grand chose sur ce point pour les aider, sinon leur donner des conseils comme on le fait tous entre nous), et ils sont souvent associés à des sorties entre collègues dès qu'on peut aller boire un pot ou faire des virées de- ci de- là. Disons que ça les aide à avoir le moral et à tenir le coup, parce que c'est vrai qu'ils ont vraiment très peu de temps libre et qu'ils sont assez sous pression. Une stagiaire d'EPS qui a un très bon contact avec les élèves a été inspectée et ça c'est apparemment pas très bien passé, alors qu'au quotidien nous voyons tous que le boulot est bon, sans souci : hop, on a fait un resto pour la distraire et la faire rire, et ça allait mieux.
Alors bon, ça n'est pas la panacée, mais je pense qu'arriver dans une équipe bien en place, soudée et avec une bonne ambiance, ça peut vraiment aider à garder le moral et à tenir le coup. En tout cas, c'est ce qu'on essaie de faire. Et je pense que l'isolement, en plus du boulot et des tracasseries, doit vraiment être une cause profonde de découragement. Comment ça se passe chez vous ?
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede HG » Samedi 6 Novembre 2010 13:34

Jé a écrit:C'est peut- être une précision idiote que je fais, mais je sais que l'an dernier, nous étions tous choqués dans mon collège par la réforme des stagiaires. Nous nous sommes mis d'accord entre collègues, et notamment entre jeunes (le gang des trentenaires, mais pas seulement) pour accueillir les stagiaires et les bichonner au maximum. Du coup, l'intégration à l'équipe a été très rapide, ils se sont sentis soutenus et immédiatement pris en charge (même si la charge de travail demeure effectivement lourde, et qu'on ne peut pas grand chose sur ce point pour les aider, sinon leur donner des conseils comme on le fait tous entre nous), et ils sont souvent associés à des sorties entre collègues dès qu'on peut aller boire un pot ou faire des virées de- ci de- là. Disons que ça les aide à avoir le moral et à tenir le coup, parce que c'est vrai qu'ils ont vraiment très peu de temps libre et qu'ils sont assez sous pression. Une stagiaire d'EPS qui a un très bon contact avec les élèves a été inspectée et ça c'est apparemment pas très bien passé, alors qu'au quotidien nous voyons tous que le boulot est bon, sans souci : hop, on a fait un resto pour la distraire et la faire rire, et ça allait mieux.
Alors bon, ça n'est pas la panacée, mais je pense qu'arriver dans une équipe bien en place, soudée et avec une bonne ambiance, ça peut vraiment aider à garder le moral et à tenir le coup. En tout cas, c'est ce qu'on essaie de faire. Et je pense que l'isolement, en plus du boulot et des tracasseries, doit vraiment être une cause profonde de découragement. Comment ça se passe chez vous ?


Très belle initiative. Il n'y a pas de stagiaire dans mon collège cette année mais trois vacataires. La moyenne d'âge étant jeune et l'ambiance bonne, ils sont bien intégrés, conseillés, etc. Je suis passé par des établissements où l'ambiance était nettement moins bonne. Je plains les personnes inexpérimentées qui y découvriraient le métier et devraient essayer de faire tourner une classe sans la moindre aide...
HG, 31 ans, Capes 2004
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede profweetos » Samedi 13 Novembre 2010 12:06

Le Monde de l'éduc a écrit:Profs débutants sans filet
Dans vingt académies sur trente, on dénombrait toujours, début octobre, des professeurs stagiaires sans tuteur. Onze académies n’avaient pas fixé de calendrier définitif de formation, et quinze n’avaient pas prévu de remplaçants pour les temps de formation.

Analyse Les professeurs stagiaires travaillent-ils autant que les titulaires ? Suivent-ils une formation, comme cela est prévu dans les textes réglementaires? Sont-ils suivis par des «tuteurs»? Le ministre de l’éducation nationale, Luc Chatel, a assuré aux syndicats qu’il dresserait un premier bilan de la réforme de la formation des enseignants, mise en place à la rentrée. En attendant, «on ne sait plus où on en est ! », s’inquiète Philippe Tournier. Pour y voir plus clair, le secrétaire général du syndicat majoritaire des chefs d’établissement, le SNPDEN (UNSA), a publié, le 18 octobre, les résultats de sa propre enquête, conduite le 1er octobre auprès de ses secrétaires académiques. Premier constat: la grande hétérogénéité des situations. «On passe des situations les plus “soft” aux constructions les plus baroques, relève M.Tournier. Certains rectorats se sentent libérés du cadrage national.» De fait, seules dix académies ont désigné des tuteurs pour tous leurs stagiaires. 70% d’entre elles leur ont attribué un temps de service complet, soit dix-huit heures hebdomadaires. Et parmi celles qui ont fixé un calendrier de formation (19 sur 30), 79%ont retenu l’option «stages filés» (c’est-à-dire d’un jour par semaine) contre l’option des «stages groupés». Le remplacement des stagiaires partis en formation ne semble pas avoir été anticipé. Selon le SNPDEN, les viviers de remplaçants, qui doivent s’élargir cette année aux étudiants et aux retraités, sont déjà épuisés. «Le grand fournisseur de remplaçants, c’est pôle emploi», alerte Philippe Tournier. Le ministère pondère. Il a même répondu au SNPDEN que cette année est une «année test». Les bonnes pratiques devraient être généralisées à la rentrée prochaine. Mais il faudra les trouver…


Le grand dézingage de l'éducation nationale est en marche !!
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Dolcino » Samedi 13 Novembre 2010 15:55

Même des inspecteurs s'alarment du système actuel éducatif. Il suffit de lire le communiqué du syndicat des inspecteurs d'Académie.

Syndicat des Inspecteurs d’Académie

46, avenue d’Ivry
75013 Paris

Tél : 01 53 82 26 76
Fax : 01 40 63 29 68
Portable : 06 03 29 41 61

Adresse électronique : syndicatia2@gmail.com

Paris, le 31 octobre 2010

Communiqué de presse du SIA

Les élèves sont-ils encore au centre du système éducatif ?

La nouvelle réforme de la formation des maîtres a oublié les élèves ! En plus d’avoir dans certaines disciplines un enseignant débutant non formé, qui apprend en marchant, surchargé et peut-être épuisé au fil de l’année, certaines classes pourront voir défiler différents profils de professeurs : titulaires sur zone de remplacement (TZR), contractuels ou vacataires…. Elles auront peut-être même un étudiant en deuxième année de Master encore moins préparé que leur enseignant stagiaire. Certes la continuité du service public sera sauve, mais que dire de la qualité de l’enseignement dispensé aux élèves ?

Aux yeux de certains hauts responsables de l’Éducation nationale, il ne serait pas difficile d’enseigner, de tenir une classe, de faire apprendre aux élèves (!?). D’ailleurs, la note de service parue au BOEN n°37 du 14 octobre 2010 relative à l’amélioration du dispositif de remplacement des personnels enseignants dans les établissements d'enseignement du second degré public le confirme : « les étudiants en Master 2 volontaires peuvent également être mobilisés dans le cadre de leur stage en responsabilité. S’agissant des TZR, […] leur affectation pour effectuer des remplacements dans des disciplines connexes ne peut qu'être encouragée ». La bivalence est donc réintroduite faisant fi de la formation pédagogique disciplinaire ! On pourrait même se demander s’il est vraiment nécessaire d’avoir un Master (Bac + 5), le C2i2E (certificat informatique et internet de niveau 2 « enseignant »), le CLES 2 (certificat de compétences en langues de l’enseignement supérieur de deuxième degré) et un CAPES pour « simplement » enseigner.

L’exemple la Finlande (formation des enseignants longue, de haut niveau, et tout au long de la vie) est pourtant très souvent cité dans les couloirs de la rue de Grenelle. Or que constatons nous en France : un nombre de suppressions de postes tel qu’il nécessite l’appel à des ressources humaines peu qualifiées et non formées et une formation continue réduite à peau de chagrin. Où est la cohérence dans tout cela ?

Dans ce contexte, les Inspecteurs d’académie, chargés de porter les réformes en cours, ne peuvent plus trouver d’arguments crédibles pour expliquer le bien fondé de dispositions qui ne vont pas dans l’intérêt de l’élève, de ses apprentissages et de la qualité de l’enseignement qui lui est dû.

Le malaise est profond car la préoccupation de notre ministère n’est plus la pédagogie, la didactique des disciplines… L’évolution de nos missions en atteste, ne nous plaçant plus au coeur de l'acte pédagogique, dans la classe. Pourtant c’est bien là que tout se joue pour l’élève. Ses difficultés se traitent d’abord dans la classe. Et cela nécessite une réelle expertise chez les enseignants, qui ne s’improvise pas !

On ne peut réduire les réformes au seul objectif de la diminution de la dette de l’État. S’il est dans notre Ministère un seul facteur commun, c’est l’élève. C’est lui qui fera la société de demain. D’ailleurs, l’actualité nous le rappelle. L’engagement des lycéens dans le mouvement social d’aujourd’hui n’est que l’expression d’un malaise qui les touche également : celui de l’inquiétude face à une série de mesures prises sans concertation dont ils perçoivent les effets pour demain et pour eux.

Le SIA avait déjà attiré, sans succès, l’attention du ministre discrètement dès janvier 2010, puis publiquement au printemps sur les difficultés qui s’annonçaient. Cette surdité a même poussé l’Inspection générale à laisser filtrer — fait exceptionnel — des informations issues de son rapport au Ministre sur la rentrée scolaire pour alerter l’opinion publique sur le risque de dégradation du service public de l’Éducation nationale.

C’est pour les élèves et leur réussite que nous assumons nos missions avec engagement et loyauté. Si les mesures mises en place aujourd’hui par le Ministère concourent à la réduction de la dette publique, elles ne garantissent plus la qualité du service public d’éducation.

Aujourd’hui, dans l’Éducation nationale, l’élève ne semble plus être au centre du système !

Le secrétaire général
Robert PROSPERINI


Si les inspecteurs qui sont traditionnellement "cires pompes" du ministère de l'éducation, s'alarme c'est qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Sarkozy :?
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Sissi4 » Samedi 13 Novembre 2010 16:15

Si les inspecteurs qui sont traditionnellement "cires pompes" du ministère de l'éducation, s'alarme c'est qu'il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Sarkozy :?[/quote]

Le ministère de l'Education nationale n' a pas attendu l'arrivée de Sarkozy pour produire des réformes stupides. Il serait temps que les inspecteurs s'alarment puisque cela fait des décennies que l'enseignement va mal. Il faudrait aussi qu'ils se remettent en cause car ils n'ont pas aidé à l'amélioration de la situation...
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Le Yéti » Samedi 13 Novembre 2010 17:13

Sans polémiquer, mais c'est tellement gros que ça en devient risible, cet été, en juillet, Laurent Wirth a été fait chevalier de la Légion d'Honneur par... le ministre de l'EN....
Carpette, ça paie, mine de...

L'année prochaine, le tour de Carroué ? :lol:
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede profweetos » Samedi 13 Novembre 2010 17:53

Le problème des IPR, c'est qu'en off, ils veulent bien reconnaître certaines choses mais dès qu'il est question d'officialiser une position contestataire, c'est quasiment impossible.
Ils sont le plus souvent mus par un certain carriérisme qui nuit à des prises de positions trop tranchées. Du coup, ils nous apparaissent comme les simples relais du pouvoir, sans véritable - à de rares exceptions - opposition ni mise à distance.
C'est dommage car parfois ils sont très critiques vis-à-vis des réformes/mesures qu'on leur demande de nous faire appliquer, sans compter le fait qu'ils sont dans une position difficile, au coeur de différentes tensions (ministère, rectorat, profs, parents).
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede marc sabib » Jeudi 21 Juillet 2011 05:40

Je n'arrive pas à trouver un texte clair concernant les éventuelles reprises d'ancienneté professionnelle.
Quelqu'un aurait-il des compétences dans ce domaine?
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede Karine B. » Jeudi 21 Juillet 2011 20:25

marc sabib a écrit:Je n'arrive pas à trouver un texte clair concernant les éventuelles reprises d'ancienneté professionnelle.
Quelqu'un aurait-il des compétences dans ce domaine?


ça dépend quoi .... si c'est du Mi Se ou AED, oui, pour le reste, je peux te renvoyer à JP GAETAN au 01 40 63 29 57
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede elias » Mardi 26 Juillet 2011 14:07

moi l'impression que je retire de toutes ces réformes:
1- abandon de la culture au profit de la personnalité: on tend à larguer des débutants comme ça en espérant finalement que les plus forts en sortiront indemnes!!! Donc les fameux profs à "autorité naturelle" si tant est que ça existe!
2 on va en finir avec le concours: l'histoire des candidats qui ont le master sans avoir le concours ça me titille le creux de l'oreille et, je ne suis pas expert, mais ça me rappelle l'armée de réserve de prolétaires: comme on manquera de prof bientôt, on recrutera par le biais de pôle emploi, comme c'est déjà le cas. Et donc fini le concours.
3 en tout cas pas de retour aux IUFM ce truc qui marchait mal assez souvent. Des formations par des gens compétents, des tuteurs en établissement oui. Et surtout allègement d'heures.
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Re: Enseignants stagiaires : la galère

Messagede marc sabib » Lundi 1 Août 2011 17:09

Karine B. a écrit:
marc sabib a écrit:Je n'arrive pas à trouver un texte clair concernant les éventuelles reprises d'ancienneté professionnelle.
Quelqu'un aurait-il des compétences dans ce domaine?


ça dépend quoi .... si c'est du Mi Se ou AED, oui, pour le reste, je peux te renvoyer à JP GAETAN au 01 40 63 29 57

Merci!

Pour l'ancienneté, ça relève du reste justement...
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